LA SARCOPENIE

UNE RÉALITÉ QUI PEUT CHANGER

La sarcopénie est un syndrome qui se définit par une diminution progressive de la masse musculaire liée au vieillissement, mais que certains facteurs peuvent accélérer.

Lors du vieillissement, la composition corporelle de l’être humain s’en trouve considérablement modifiée. Le pourcentage de masse grasse augmente, alors que celui de la masse maigre diminue. En 1989 Irwin Rosenberg définie la sarcopénie comme la diminution progressive de la masse musculaire liée au vieillissement. « À peu prés constante et d’environ 1% à 2 % par an au-delà de l’âge de 50 ans ». Depuis 1989, la définition qui était uniquement quantitative, a intégré la notion de diminution de la force (10-15% /an) ainsi que celle de la modification de la qualité musculaire, ce qui permet d’intégrer les conséquences fonctionnelles.
Enfin, ce processus peut être accélérer par de multiples facteurs interdépendants qui participent à son développement et à sa progression tel que :

  • Des apports nutritionnels insuffisants et peu adaptés aux besoins d’un organisme vieillissant1
  • Une activité physique insuffisante ou inexistante,2
  • Une dénervation et la perte d’unités motrices3
  • Les dysfonctionnements endocriniens (Carence en hormones anabolisantes)4

FACTEURS AGRAVANTS ET PREVENTION

L’inactivité physique.

Si la sarcopenie est un syndrome multi factoriels, L’inactivité physique est un facteur qui participe grandement à son évolution.

Une étude de 2002 montre qu’un vieillissement de douze ans entraîne une diminution de la capacité de délivrance de force de 24 % et une amyotrophie de 16 %. À l’inverse, l’activité physique régulièrement suivie pendant seulement 12 semaines permet de prévenir le vieillissement en augmentant de 15 % la capacité de force et de 10 % la masse musculaire1.
Au regard de ces informations on comprend facilement que l’activité physique est l’un des meilleurs moyens d’améliorer la mobilité et l’autonomie des seniors. En effet les pertes d’équilibre les troubles de la posture et les difficultés de la marche des seniors s’avèrent être un handicape de la vie quotidienne, ses symptômes diminuent pour beaucoup les champs de déplacement des seniors ainsi que leur autonomie motrice.

Alimentation, Système Hormonal, et neuromusculaire

Les muscles sont en constante restructuration. Si la synthèse des protéines ne semble pas diminuer avec l’âge, les protéines absorbées avec l’alimentation sont clairement moins bien assimilées par l’organisme vieillissant, ce qui provoque un déficit d’acides aminés nécessaires à la synthèse des protéines musculaires.
Il est donc important de surveiller la qualité des protéines ingérées, elles doivent être riches en acides aminées essentiels, dont la leucine, l’isoleucine et la valine, qui stimulent après un effort la restructuration des fibres musculaires. Les protéines issues du lactosérum en sont les sources les plus riches et sont rapidement digérées.
Diverses études ont montré que l’apport de mélanges d’acides aminés enrichis en leucine améliore la protéosynthèse musculaire chez la personne âgée. Il existe également une perte de la fonction neuromusculaire. La réduction de la masse et de la force musculaire liée à l’âge est accompagnée d’une diminution du nombre d’unités motrices.

On observe principalement :

  • Une réduction du nombre de fibres de type II de 20 à 25%,
  • Réduction du nombre de cellules satellites participant à la croissance et à la régénération musculaire Une réduction d’environ 50% du nombre de motoneurones alpha.
  • Une altération des fonctions endocriniennes.
  • La diminution des hormones anaboliques telles que la testostérone, l’hormone de croissance, la DHEA.
  • L’augmentation du taux de cortisol.
  • Résistance à l’usiline par la prise de poids.

Afin d’essayer de remédier au maximum à la sarcopénie, il faut associer l’activité physique avec une stratégie nutritionnelle adaptée :

Combattre la Sarcopénie par la nutrition :

  • Par la complémentation en leucine au moment du repas qui permet d’augmenter la synthèse protéique musculaire
  • Une complémentation en vitamine D aidera à la réduction (de 19 à 23 %) du nombre de chutes liées à la faiblesse musculaire
  • Avoir une alimentation pulsée par l’apport proteique concentré pour une meilleure biodisponibilité des acides aminés
  • Une complémentation en Citruline qui permet de préserver la masse musculaire et d’améliorer les performances physiques
  • Apport en Vitamines D

Combattre la Sarcopenie par l’activité physique :

  • 3 fois par semaine pendant 12 semaines, augmentent la force et l’épaisseur des muscles
  • Participe également au maintient de l’équilibre nutritionnel
  • Permet d’augmenter l’adaptation musculaire ainsi que les capacités respiratoires
  • L’endurance et la force aideront à rétablir :
    • L’agilité
    • La Coordination
    • La Force Musculaire
    • L’Endurance Musculaire
    • La Promptitude
    • L’Aptitude
    • L’Aérobie
    • L’Equilibre.

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*SARCOPENIE : De Sarco « chair » et de pénie qui vient du grec ancien πενία « pauvreté ».
Sources :
1 : Corpus de Gériatrie, http://www.chups.jussieu.fr/polys/geriatrie/tome1/05_nutrition.pdf
2 : chups.jussieu.fr/polys/dus/…/gallouviellissementaps.pdf
3 : Vandervoort AA. « Aging of the human neuromuscular system ». Muscle Nerve 2002 janv;25(1).
4 : Tenover JL. « Testosterone and the aging male » J. Androl. 1997 avr;18. Perrini S, Laviola L, Carreira MC, Cignarelli A, Natalicchio A, Giorgino F. « The GH/IGF1 axis and signaling pathways in the muscle and bone: mechanisms underlying age-related skeletal muscle wasting and osteoporosis » J. Endocrinol. 2010 juin;205(3):201-10.

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